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	<title>Du pith&#233;canthrope au karat&#233;ka</title>
	<link>http://www.pithe-karateka.com/</link>
	<description>Dans cette nouvelle enqu&#234;te, sur l'&#233;volution des formes vivantes en g&#233;n&#233;ral et plus sp&#233;cialement sur celle des hominid&#233;s, je me suis trouv&#233; confront&#233; &#224; des questions fantastiques... mais qui ont facilement tendance &#224; enflammer des passions aveuglantes et des disputes manich&#233;ennes. Le site qui l'accompagne a deux fonctions :
1&#176;) cr&#233;er des liens avec les sources d'information qui permettent de suivre l'avanc&#233;e (permanente) des recherches sur l'&#233;volution ;
2&#176;) mettre en ligne le partage des points de vue (raisonnables) sur les sujets trait&#233;s, mieux : les points d'&#234;tre.</description>
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		<title>R&#233;sum&#233; du chapitre 1</title>
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		<dc:date>2010-05-12T16:36:52Z</dc:date>
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		<description>Le mythe peut f&#233;d&#233;rer des exp&#233;riences h&#233;t&#233;rog&#232;nes, mais ne doit pas &#234;tre confondu avec la science. Qu'avons-nous ressenti, quand ont &#233;merg&#233; les premi&#232;res interrogations &#171; hominisantes &#187; dans notre cr&#226;ne d'animal tr&#232;s &#233;volu&#233; ? Qu'&#233;prouvent les enfants du XXI&#176; si&#232;cle, quand ils apprennent &#224; l'&#233;cole que, par leurs g&#234;nes, ils sont &#224; 40 % cousins de la banane et &#224; 99,4 % du chimpanz&#233; ? De l'&#233;mergence de toutes sortes de r&#233;cits sur l'&#233;volution collective et sur l'&#233;volution (...)

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&lt;a href="http://www.pithe-karateka.com/-Enquete-sur-notre-hominisation-I-.html" rel="directory"&gt;Enqu&#234;te sur notre hominisation - I&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mythe peut f&#233;d&#233;rer des exp&#233;riences h&#233;t&#233;rog&#232;nes, mais ne doit pas &#234;tre confondu avec la science. Qu'avons-nous ressenti, quand ont &#233;merg&#233; les premi&#232;res interrogations &#171; hominisantes &#187; dans notre cr&#226;ne d'animal tr&#232;s &#233;volu&#233; ? Qu'&#233;prouvent les enfants du XXI&#176; si&#232;cle, quand ils apprennent &#224; l'&#233;cole que, par leurs g&#234;nes, ils sont &#224; 40 % cousins de la banane et &#224; 99,4 % du chimpanz&#233; ? De l'&#233;mergence de toutes sortes de r&#233;cits sur l'&#233;volution collective et sur l'&#233;volution individuelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Extrait du chapitre 1</title>
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		<dc:date>2010-05-12T14:31:28Z</dc:date>
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		<description>Voil&#224; au moins deux si&#232;cles que nous savons cette chose inou&#239;e : toutes les esp&#232;ces qui vivent sur cette plan&#232;te d&#233;rivent, directement ou indirectement, les unes des autres, prises &#224; l'int&#233;rieur d'un gigantesque arbre g&#233;n&#233;alogique &#8211; les derni&#232;res d&#233;couvertes parleraient plut&#244;t d'un r&#233;seau ou d'un filet g&#233;n&#233;alogique &#8211; dont les premiers anc&#234;tres connus sont des protobact&#233;ries, qui vivaient ici il y a trois milliards huit cent millions d'ann&#233;es. Un r&#233;seau g&#233;n&#233;alogique qu'il nous faudrait nous figurer en 4D, (...)

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&lt;a href="http://www.pithe-karateka.com/-Enquete-sur-notre-hominisation-I-.html" rel="directory"&gt;Enqu&#234;te sur notre hominisation - I&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; au moins deux si&#232;cles que nous savons cette chose inou&#239;e : toutes les esp&#232;ces qui vivent sur cette plan&#232;te d&#233;rivent, directement ou indirectement, les unes des autres, prises &#224; l'int&#233;rieur d'un gigantesque arbre g&#233;n&#233;alogique &#8211; les derni&#232;res d&#233;couvertes parleraient plut&#244;t d'un r&#233;seau ou d'un filet g&#233;n&#233;alogique &#8211; dont les premiers anc&#234;tres connus sont des protobact&#233;ries, qui vivaient ici il y a trois milliards huit cent millions d'ann&#233;es. Un r&#233;seau g&#233;n&#233;alogique qu'il nous faudrait nous figurer en 4D, c'est-&#224;-dire en relief et mouvant, comme une arborescence de flux de glaise, avec tant&#244;t des rivi&#232;res monumentales, parties tr&#232;s t&#244;t et s'&#233;lan&#231;ant vers l'horizon, tant&#244;t des ruisselets minuscules, partant de n'importe o&#249; pour s'arr&#234;ter en cul-de-sac. Ou repartir et ouvrir une nouvelle voie. Tout comme les particules &#233;l&#233;mentaires se regroupent en atomes, eux-m&#234;mes organis&#233;s en mol&#233;cules, et celles-ci en membranes, tricot&#233;es en tissus, repli&#233;s en organes&#8230; Dans un flux ininterrompu depuis le commencement des temps, les formes vivantes se m&#233;tamorphosent ainsi, d&#233;coulant les unes dans les autres, comme des p&#226;tes &#224; modeler anim&#233;es dans les films psych&#233;d&#233;liques de Frank Zappa, certaines disparaissant dans l'op&#233;ration, par fusion dans d'autres ou par extinction, d'autres subsistant au contraire pendant des &#233;ons. Les bact&#233;ries, les algues unicellulaires et les champignons, par exemple, forment, &#224; trois &#233;tages de notre g&#233;n&#233;alogie, trois fleuves colossaux, archi anciens et constants, trois consid&#233;rables flux de mati&#232;re anim&#233;e. D'autres flots de vie &#233;mergent beaucoup plus tard, pour s'&#233;largir en deltas monumentaux, incontournables, fabuleux &#8211; voyez les insectes, apparus de fa&#231;on synchrone avec l'arriv&#233;e des v&#233;g&#233;taux &#224; fleurs, il y a deux cent millions d'ann&#233;es, et se d&#233;ployant ensuite &#224; vitesse g&#233;om&#233;trique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais en fait, ce n'est pas seulement ce que nous appelons le &#171; vivant &#187;, qui &#233;volue. C'est l'univers, le monde, le r&#233;el tout entier ! Comme nous le disait le prix Nobel de chimie Ilya Prigogine, dans l'une des derni&#232;res interviews de sa vie, que nous e&#251;mes la chance de recueillir : &#171; Nous sommes aujourd'hui oblig&#233;s de parler d'&#233;volution dans pratiquement toutes les sciences, en cosmologie comme en biologie. Partout, nous voyons des ph&#233;nom&#232;nes &#233;volutifs &#8211; un peu les m&#234;mes que dans l'histoire humaine, par d&#233;finition &#233;volutive &#8211; et nous devons essayer d'expliquer comment s'est form&#233;e toute cette complexit&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'univers entier &#233;volue sans cesse, pris dans une combinaison inextricable de changements, mais aussi de stabilit&#233;s, tout aussi myst&#233;rieuses, qu'un chercheur comme le biologiste anglo-saxon Rupert Sheldrake aime aussi appeler &#171; habitudes &#187;, allant jusqu'&#224; dire, tr&#232;s pince sans rire : &#171; Si la lumi&#232;re progresse &#224; 300 000 kilom&#232;tres &#224; la seconde, c'est juste qu'elle a pris cette habitude. Or, voyez-vous, une habitude bien install&#233;e a tendance &#224; durer. Mais enfin, m&#234;me cela peut changer. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une vision r&#233;cente, ou disons aussi ancienne que la modernit&#233;. Elle ne va pas de soi. Pendant des mill&#233;naires, les humains ont imagin&#233; que le monde demeurait inchang&#233; &#224; travers les cycles de la vie. Il a fallu les id&#233;es progressistes de Leibniz (1646-1716), lui-m&#234;me influenc&#233; par les visions mystiques de Jakob B&#246;hme (1575-1624) et, plus s&#232;ches, d'Aristote (-384/-322), pour que les grands naturalistes des XVIII&#176; et XIX&#176; si&#232;cles, Buffon (1707-1788), Linn&#233; (1707-1778), Daubenton (1716-1800), Lamarck (1744-1829), Cuvier (1769-1832), Meckel (1781-1833), Geoffroy de Saint-Hilaire (1772-1844), Owen (1804-1892)&#8230; mais aussi beaucoup de lettr&#233;s passionn&#233;s par la nature, tels Goethe (1749-1832), Schelling (1775-1854) et des dizaines d'autres &#233;crivains et artistes pr&#233;romantiques, d&#233;couvrent l'&#233;volution et se passionnent pour elle. Ils &#233;taient fascin&#233;s par les cousinages de formes dans la faune et la flore (multipliant les collections dont nous profitons encore), et de plus en plus boulevers&#233;s, au fil des d&#233;cennies, par l'id&#233;e que l'humanit&#233; devenait un rameau de plus en plus petit du gigantesque buisson des esp&#232;ces vivantes. Linn&#233; fut le premier &#224; inscrire l'humain dans le r&#232;gne animal, avec quatre sp&#233;cificit&#233;s : la taille de son cerveau, l'usage d'outil, le langage et la bip&#233;die. Mais ils ne parvenaient pas &#224; mettre la main sur un processus explicatif satisfaisant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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