« Le scientifique en moi exige des preuves rationnelles. Le mystique pense qu’un atome qui en attire un autre, c’est déjà de l’amour. »
Jean-Marie Pelt, l’un des scientifiques que les Français préfèrent, est appelé à son tour en juge et arbitre du procès d’Anne Dambricourt-Malassé. L’esprit rationnel en lui nous dit les craintes qu’il ressent vis-à-vis du créationnisme, intégrisme aussi obscur que les autres, et la nécessité de se monter impitoyable à son égard. L’humaniste en lui nous invite à distinguer l’outil scientifique de l’idéologie des savants. S’en dégage une vision du monde éminemment ouverte aux différences culturelles, où la science s’intègre à un ensemble plus vaste qu’elle. La question de l’inspiration créatrice redevient déterminante.

