« Il suffit de faire muter quatre gènes régulateurs pour changer un humain en mouche. »
Le paléontologue Jean Chaline, souvent cité par Anne Dambricourt-Malassé, s’avère un allié fort ambivalent. Il constate qu’une « logique interne » est à l’œuvre dans l’évolution ; mais, pour lui, c’est clairement le hasard qui gouverne cette logique. Quelle est la différence entre « hasard bénin » et « hasard sauvage » ? De l’importance du « gène Hox » qui, au cours de l’embryogenèse, ordonne à des milliers de gènes ouvriers de fabriquer tel ou tel organe. Le savant matérialiste, vilipendé par des défenseurs du dogme darwinien, renvoie ceux-ci à l’étude des lois physiques non-linéaires et des structures fractales. Pourquoi ces dernières impliquent l’existence de contraintes physiques sous-jacentes qui laissent un grand rôle à l’indétermination.

