« L’humanité est la flèche de l’évolution s’interrogeant sur elle-même ! »
La paléoanthropologue Anne Dambricourt tente de révolutionner notre vision de l’évolution en affirmant qu’une poussée, vieille de soixante millions d’années, incompréhensible en simples termes de hasard, conduit le vivant comme une flèche dont nous serions l’extrémité en forme de point d’interrogation. Pour elle, le milieu déterminant n’est ni la savane d’Afrique, ni les glaciers d’Europe, ni les steppes d’Asie, mais l’utérus, le placenta ! La jeune paléo-anthropologue s’insurge contre la tyrannie du paradigme matérialiste, qui voudrait interdire a priori toute quête de sens dans l’univers en qualifiant celle-ci de rétrograde, l’univers ne pouvant nous livrer aucun sens. Elle nous propose d’envisager l’hypothèse où l’interrogation sur le sens de l’univers et de la vie serait justement la moteur de l’évolution du monde, une fois celui-ci parvenu au stade humain.

